Devoir de mémoire : un rescapé d’Auchwitz témoigne

TRANSMETTRE. Etre un passeur de mémoire. A 92 ans, Monsieur Paul Chytelman est venu, à l’Institut d’Anchin, témoigner de ce qu’il a vécu, durant la seconde guerre, au camp d’extermination d’Auchwitz. Il y a des silences qui en disent long. Un silence respectueux. Un hommage. Le vieil homme traverse la salle. Il s’avance vers l’estrade. Tout le monde se tait. Il se déplace difficilement dans son fauteuil. Mais dès les premières paroles, c’est la force et la détermination de l’homme qui impressionnent l’auditoire. « Avez-vous la haine ? », « comment s’est passé votre arrestation ? » «Premières questions. Premières émotions. Après deux heures d’échanges, les lycéens se disent qu’ils ont bien de la chance d’avoir rencontré ce vieil homme qui avoue n’avoir qu’une seule haine : celle des gens qui haïssent. Une leçon de sagesse en même temps qu’une leçon d’histoire.